Actus

Deux sœurs, une même passion pour la musique !

Date : 9 février

Le droit de choisir

Ça n’est pas parce qu’on est enfant que l’on doit toujours suivre l’avis de ses parents ! Et lorsqu’on n’a jamais eu l’occasion de pratiquer la musique, pas évident de savoir quel instrument on préfère ! Depuis la rentrée dernière, l’ARA propose aux enfants (dès 6 ans) d’en découvrir plusieurs. Avec Bob et Bénédicte, ils·elles travaillent en collectif sur la voix et le rythme et sont initiés à la guitare, la basse, la batterie et le clavier. Les plus grands ont même l’occasion d’expérimenter la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). C’est le programme auquel se sont inscrites les deux sœurs à la rentrée !

La musique, une histoire de famille

Depuis octobre, Rose et Madeleine passent une heure chaque mercredi à l’ARA, avec leur groupe d’apprenti·e·s musicien·ne·s. Madeleine, 11 ans, cheveux châtains en cascade sur les épaules et son instrument sur le dos, nous explique qu’elle a reçu sa première basse en cadeau à Noël dernier. Rose, 9 ans, a le regard qui pétille quand on parle musique, et particulièrement de la batterie. Elle a la chance d’en avoir déjà une à la maison, même si répéter n’est pas toujours évident à cause de leur chien, qui « devient tout fou et court partout » dès qu’un claquement de caisse claire se fait entendre ! C’est bien le seul de la famille à ne pas être mélomane. Anne, leur maman, est une habituée de l’ARA. Depuis 4 ans déjà, elle a concilié cours de chant, de batterie, ateliers DJing…

La curiosité et le plaisir avant tout

Au programme de ce jour, c’était The Cranberries, avec leur célèbre morceau « Zombie ». Si le répertoire qu’elles jouent en cours ne correspond pas tout à fait à ce qu’elles écoutent à la maison (leur dernier coup de cœur en date, c’est Natoo « Je sais pas danser »), elles semblent plutôt ravies de découvrir d’autres styles ! Déjà bien initiées, elles sont plutôt éclectiques. Elles ont adoré le concert des deux sœurs qui composent le groupe Ibeyi, au Grand Mix. C’était il y a aujourd’hui deux ans mais elles en gardent un souvenir bien vivace ! Ont-elles envie de suivre la trace de ces jumelles, qui se sont imposées sur la scène internationale ? Pas vraiment, la musique, elles en font avant tout un plaisir !


Portrait : Iliès, petit prodige des percussions

Date : 15 décembre 2016

Quand on rencontre Iliès, juste avant son atelier hebdomadaire de percussions urbaines, deux minutes suffisent pour comprendre que ce petit brun à lunettes est habité par le sens du rythme. Quand il parle ses mains marquent, comme deux métronomes, le tempo de sa voix. Aucune surprise quand il avoue, sans fanfaronnerie, sa déjà longue histoire avec la musique :

« À deux ans, j’arrivais à suivre le rythme sans problème. Et à cinq ans je jouais du piano ».

Repéré dans un atelier d’initiation

Iliès est en CP quand il croise, pour la première fois, le chemin de l’ARA. C’était lors d’un atelier Batucada (percussions brésiliennes) à l’École Régionale pour Déficients Visuels de Loos. Là, il fait la connaissance de Stéphane. Le musicien-percussionniste de l’ARA détecte immédiatement chez Iliès « un spectaculaire sens du rythme ».

Nouvelle recrue pour le collectif de percussions urbaines, À l’ARAchhh !

Après une deuxième session d’ateliers l’an dernier, Stéphane lui propose de rejoindre les cours de musique proposés à l’ARA. Désormais, il joue avec les grands et a troqué les percussions brésiliennes pour les percussions urbaines. Après la batterie, le piano ou le violon, il ajoute ainsi une nouvelle discipline à sa palette d’instruments ! La démonstration d’un morceau très rapide tapé sur ses genoux nous prouve que Iliès s’éclate au sein du collectif : « Je suis trop bien ici, on fait des rythmes de fou ! ».

Entraide et partage : un parrainage adapté

Comme tou·te·s les nouveaux·elles apprenti·e·s du collectif, Iliès est parrainé par un·e membre chevronné·e. Sa tutrice, Méline, l’aide lors des répétitions. Ensemble, ils ont créé un langage corporel et sonore pour traduire les signaux visuels que le « chef d’orchestre » donne au groupe. Une pression sur l’épaule pour intensifier le rythme, un coup de sifflet pour s’arrêter, etc. Ils ont inventé leurs propres codes pour dépasser tous les moments où l’on communique habituellement par la vue. Le virtuose en herbe s’appuie aussi, et seulement après quelques semaines de répétitions, sur des repères rythmiques dans les morceaux. Cette explication donnée par le principal intéressé vaut mieux que mille mots :

Une tournée à venir

Bientôt, le collectif des percussions urbaines va se produire plusieurs fois dans toute la région. Comment appréhende-t-il cette petite tournée ? Un fond de trac ? « Oui, un peu, mais c’est un trac de star, c’est normal !  », avoue-t-il avec humour.
Une fois qu’il aura accompagné le collectif sur les scènes régionales (on vous donnera les dates très bientôt), Iliès pourra se consacrer à réaliser ses deux rêves : devenir musicien et ingénieur. Oui, les deux ! Et la première partie de l’équation lui semble déjà toute acquise.


Portrait d’un ancien apprenti de l’ARA

Date : 31 août 2016

En quelques mots, dis-nous qui tu es !

Je termine tout juste mes études : j’ai fait un master de sociologie et développement social qui a suivi ma licence de philosophie/sociologie. J’ai d’ailleurs effectué mon stage de fin d’études à l’ARA ! Je suis aussi bénévole au sein de l’association Ondes Noires, qui s’évertue à promouvoir le métal extrême en France. Et après être passé à l’ARA, mon centre d’intérêt principal reste la pratique instrumentale.

Peux-tu nous raconter ton parcours à l’ARA ?

J’ai suivi pendant un an les cours collectifs de guitare en niveau avancé avec François, tout en jouant avec des personnes de mon âge, dans le groupe de Bob (l’un des groupes qui sont formés avec les apprentis-musiciens issus des différentes disciplines enseignées, ndlr).

Quel est ton meilleur souvenir dans les murs de l’ARA ?

Cela peut paraître étrange... mais mes meilleurs souvenirs sont liés aux intercours. Lorsque nous avions une pause avec les autres musiciens et que nous prenions le temps de se faire découvrir les musiques que l’on aimait et nos influences respectives. Cela m’a permis d’étendre mon champ d’influences, et par la même occasion, mon jeu de guitare.


ARA


301 Avenue des Nations Unies
59100 Roubaix
> Adresse e-mail

Tél. : 03 20 28 06 50
Fax : 03 20 68 06 78
© ARA 2017